| Des voix sans tête au retour solitaire vers une aube immémoriale |
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Je ne vois plus sinon ce mauvais rêve de chaque jour où ma tête se démaille de mes épaules, où mon corps déambule guidé par vos pâles étoiles, où je jaunis de ne rire qu’à peine. À mon rire franc répondent des silences. Il est vain de pleurer m’a dit ce même vide Ou peut-être ces voix et ces bruits confus qui couvrent les envies désordonnées qui grouillent dans ma tête et que j’ai peine à entendre. Est-ce déjà la conclusion qui me poursuivra jusqu’à la tombe ? Alors fermer les yeux, comme pour s’en aller, croire au non-retour d’un instant, allongé sur le sable d’une dune qui ne se dérobe plus. Ma solitude pour le vacarme du monde qui m’assiège. Mathieu Corajod, novembre 2007 |