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Chronique de l'après-mort |
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Mon âme aveugle s’est vite égarée
L’odeur de mon corps mort l’écœure
Elle fuit la stèle de son frère allongé
Pour l’astre lumineux de ses sœurs
Mais les murs étouffent sa liberté
Elle-même qui ne se voit pas se heurte
Lémures borgnes rient des heures
Tant elle est loin de son éden éthéré
Reste ici-bas lui murmurent-ils
hanter ceux qui t’ont fait hurler
pleure maintenant leur poison hostile
Et mon âme a répondu d’emblée
Qu’elle tomberait bien bas en son péril
De se venger, car tous sont fragiles Mathieu Corajod, Mai 2007
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