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La nuit Tombe L’angoisse Sous le sommeil Quand les implorants s’endorment d’avoir trop imploré Oubliez ! Mais… l’aurore s’empare déjà des profondeurs de nos rêves Papillon de jour, le poète Bat de l’aile Quand il entend et croit être seul à entendre Les étoiles, sont-elles ses chimères ou les lucioles d’un éther ? De claires toiles draperont le ciel de l’univers et noieront leurs appels Serpents, les amants Ont absorbé sur la pierre la chaleur de leur amour Qui les tient au chaud jusqu’au jour
Le désert est leur grand lit Mais une fois l’un parti L’autre ne s’y endort plus Avant sa nouvelle mue Et la ville ! Reflet contraire Rappelle que sur terre Le sort est vil Que tant de lucioles et de chimères N’allument dans les rues que constellations amères Dont la queue est mordue par la bouche du mal
Et de la ville d’horreur et de bazar, tout ce que je pourrais encore en dire… Mais je m’en vais Loin… Loin… Loin d’elle, je suis avec toi L’obscurité a empli la pièce d’une aveugle volupté On dit qu’on ne voit bien qu’avec le cœur Existe-t-il plus belle vision ? Ta tendresse embrasse doucement mon visage Comme l’embrun léger des vagues soulevé par la brise Puisse cette peau ne pas m’abandonner ! Mathieu Corajod, août 2007
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