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Lecteur, mire-toi aux eaux qui, par mes houleuses visions troubleront ton reflet ou lui formeront un sourire, J’éparpillerai ma chair en chaque vers de cet empire Constitué d’éphémères contemplations D’arias aux paroles sans fard et tristes et amères Des décombres de l’infini où j’ai largué les amarres, Du nectar que j’espérais trouver à la source des mers, Démasquant le dégoût qui hanta dès lors mes cauchemars Sache que si tu croises, avant que le glas ne sonne Mon humble vaisseau, tu seras accueilli, homme digne, avec des rimes, des festins plus beaux et des printemps Mais si je suis mort, voilà qu’en ce livre j’ emprisonne Les maux et les joies du passé récoltés chemin faisant Qu’ils puissent, malgré mes fautes, étonner le chant présent à jamais Mathieu Corajod, août 2007
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